Reprise d'un salon: Quatre points essentiels

Accueil » Salons » Management » Reprise d’un salon: Quatre points essentiels
Cliquer sur la photo pour l'agrandir

Depuis 2011, les coiffeurs sont de moins en moins nombreux à se lancer dans la reprise d’un salon, selon les statistiques de l’Union nationale des entreprises de la coiffure (Unec). L’aventure est certes plus sécurisante mais nécessite une préparation à toute épreuve.

> Un salon de coiffure équipé et bien situé

Dans le 10ème arrondissement parisien ou au cœur de la proche banlieue ? L’emplacement du fonds de commerce convoité détermine le premier poste de dépense. De plus, le lieu doit être en adéquation avec le projet. Un salon situé dans une rue très passante est-il compatible avec un concept « boudoir cosy »? Il faut en moyenne trois mois pour trouver la perle rare, plus dans une grande ville. Une fois sur place, prenez garde aux matériels (bacs, ballon d’eau chaude…) Faudra-t-il les remplacer ? En 2018, tous les commerces de proximité devront être équipés d’un accès pour les handicapés. Des travaux de mise aux normes seront-ils nécessaires ? Le propriétaire se révèle alors une mine d’information.

> Une clientèle associée à la nouvelle offre

« Changement de propriétaire ». Ce simple écriteau dans la devanture peut faire fuir une clientèle non avertie. Dans un salon, notamment afro, une relation de confiance s’instaure entre le coiffeur et sa cliente. Dès l’acquisition du fonds de commerce, le repreneur prévoit une campagne de publicité. Objectif : rassurer les clients en présentant le nouveau propriétaire et son offre. Vérifiez l’existence d’un fichier-client. Vous distribuerez ainsi les flyers, les promos d’ouverture ou les invitations à l’inauguration de manière ciblée. Un mot gentil aux commerçants voisins activera le bouche-à-oreille. Sans oublier la presse locale, les revues et sites spécialisés.

> Une équipe prête à vous suivre

Les collaborateurs, aussi, auront besoin d’un temps d’adaptation. Tous les contrats de travail signés avant la reprise d’un salon de coiffure demeurent d’actualité. Prêtez une attention toute particulière aux clauses de ces contrats. Renseignez-vous auprès du cédant sur les accords tacites et les habitudes de l’équipe. Un entretien avec chaque salarié permettra ensuite de sonder ses besoins, en termes de formation par exemple, et sa motivation pour le projet. La tâche s’avère parfois difficile, notamment si le repreneur est un ancien salarié du site. Le nouveau patron n’est pas coiffeur de formation ? Il est impératif qu’un membre de l’équipe soit titulaire d’un brevet professionnel (BP) ou d’un brevet de maîtrise (BM) de la coiffure. Quant aux fournisseurs, chaque contrat devra être examiné avant la reprise de l’activité.

> Un budget réaliste

Une reprise coûte en moyenne plus cher que la création d’une activité. Une solution pour ne pas se retrouver sur la paille : un business plan en béton. Masse salariale, loyer, assurance, travaux, campagne publicitaire, remboursement du prêt bancaire… Aucun poste de dépense ne doit être oublié. Pour se faciliter la tâche, le repreneur peut faire appel à un expert-comptable spécialisé ou un gérant diplômé pour le long terme.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *