Cheveux afro: Une formation qualifiante en chantier

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Un groupe d’experts de l’Union nationale des entreprises de la coiffure (Unec) planchent sur la création d’une formation qualifiante pour les cheveux bouclés, frisés et crépus. En attendant, des initiatives privées continuent à voir le jour.

Au troisième étage du centre commercial de Noisy-le-Grand, Gisèle Mergey reçoit dans les locaux encore en travaux de la Body Academy Paris. Cette « consommatrice exigeante », comme elle se définit, organise la première rentrée de son école de coiffure d’un nouveau genre. Elle assure que ses élèves acquerront « le même niveau de connaissance et de compétence sur le cheveu européen que sur le cheveu crépu». Au terme du cursus, un CAP coiffure doté d’une double compétence. Il ne lui manque que l’agrément et quelques inscriptions. Comme l’école Olilor Coiffure à Noisy-le-Sec, ce centre de formation devance la création d’un diplôme dédié aux cheveux dits « ethniques », c’est-à-dire bouclés, frisés et crépus.

Objectif : donner un cadre au secteur de la coiffure « ethnique »

En France, la formation des coiffeurs se consacre aux cheveux caucasiens. « Depuis dix ans, il existe une option défrisage mais elle n’a rien d’obligatoire », déplore Alexis Rosso, coiffeur-ambassadeur Mizani. Dans les salons afro, c’est donc le règne de l’apprentissage sur le tas avec un maître plus ou moins doué. L’absence de réglementation permet même à des personnes non diplômées d’exercer. Des patrons sans scrupules les exploitent dans des conditions sanitaires plus que discutables. Les toutes jeunes écoles sont confrontées à des difficultés de financement. Les banques ont jugé le projet de Gisèle Mergey « trop innovant ». Pour l’école Olilor Coiffure, ce sont les subventions qui se font attendre. « Quand nous faisons une demande, on fait peur, râle Francis Olilo, directeur de l’école. C’est comme un grand saut dans l’inconnu. » Face à cette situation, un groupe de professionnels se mobilisent. Sous l’égide de l’Unec et du ministère de l’éducation nationale, ils veulent donner un cadre réglementaire à la profession. Chaque technique ainsi que les effets de chaque produit chimique seront détaillés dans une publication accessible dès septembre. « D’ici cinq ans, il y aura une vraie spécialisation sur les cheveux bouclés, frisés et crépus en France », pronostique Aude Livoreil-Djambou, fondatrice du Studio Anaé et membre du groupe de travail.

« Un coiffeur est un expert du cheveu, pas un vendeur de produits »

En l’absence de formation initiale, les coiffeurs afro n’ont longtemps eu d’autre choix que de s’adresser aux marques. Niwel, Brasilhair, Mizani… Leurs master class sont l’occasion de transmettre les savoir-faire maison et de recruter des partenaires. Seulement, « un coiffeur est un expert du cheveu, pas un vendeur de produits », insiste Aude Livoreil-Djambou. La solution : s’appuyer sur de grands noms de la coiffure afro pour éduquer la génération suivante. Ainsi deux formations de plus naîtront à Paris en novembre. Christelle Clairicia, Hairy Taj et Alexis Rosso dispenseront des cours à l’Ecole de Paris. Gilles Boldron officiera au Studio Anaé. Une façon de garantir le talent du maître…

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2 Thoughts on “Cheveux afro: Une formation qualifiante en chantier

  1. Bonjour j’aimerais savoir dans votre école vous faites des formations agréé pour obtenir un diplôme reconnu par l’état et qui nous permet d’exercer sans problème

    • Bonjour Audrey,
      Nous ne faisons pas de formation mais mettons plutôt en avant des écoles spécialisées. Nous vous invitons à prendre contact avec par exemple l’Ecole St Louis à Paris au 01 45 26 83 53 qui forme et délivre un diplôme reconnu par l’Etat.

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